lundi 14 mai 2007

Koh Lanta au pays des socialistes

L’idée que je me fais de l’Homme politique (avec un grand H donc aucune misogynie dans mon propos), c’est celle d’une personne qui a la volonté de servir son pays et le peuple qui le compose, en faisant passer leurs intérêts avant les siens. L’intérêt public doit primer sur sa propre ambition et en aucun cas se concurrencer, c’est une question d’éthique politique mais surtout de respect vis-à-vis de nous, qui accordons notre confiance pour être dignement et honnêtement représentés. Il y a des évènements et des situations qui ne font pas honneur à la vie politique, qui vous conduiraient presque à lui tourner le dos tant ils reflètent tout ce que l’engagement public peut avoir d’abject et de pourri, tant ils nous donnent la froide impression qu’on se fout de nous. Certains parlent de « basse politique » ou de « politique politicienne », quand d’autres préfèrent l’expression « jeux politiciens ». On peut en citer de nombreux, les écoutes mitterrandiennes, le vrai faux suicide de Beregovoy, la trahison balladurienne ou encore, plus récemment, le retournement de veste de Luc Besson (il fait partie du Panthéon celui là) et la fuite des parlementaires UDF. L’image de la politique sort ternie, voire souillée, de ces moments, un petit goût amer dans la bouche que les extrêmes adorent.

Je trouve que le PS fait fort dans le genre ces derniers jours et vise des sommets de bêtises, laissant entrevoir un cataclysme durant les Législatives. Il faudrait demander aux dirigeants du PS quel est le but du jeu, qu’on participe. Plus on est de fous, plus on rit. C’est un genre de Survivor politique : « Ils sont partis à 5 (Ségo, DSK, Hollande, Fabius, Guigou… y en a d’autres mais je m’attarde sur les poids lourds). Dans un mois il n’en restera plus qu’un. Tous les coups sont permis, surtout les plus bas ». Ouah !!! Ca c’est sympa et intelligent, le moment est le mieux choisi, y a pas à dire. Vous donnez une image de la politique, et de vous-même, bien triste. N’est ce pas possible de mettre ses ambitions personnelles de côté encore un mois (même si vous n’y êtes pas vraiment parvenu pendant la campagne…), pour nous montrer, ou au moins nous laisser naïvement croire, que le parti est uni, en marche vers un objectif commun. On aura tout le temps pendant 5 ans de se tirer dessus et de régler les comptes, rien ne pressait. Il ne s’agit pas d’oublier les erreurs et de laver les responsabilités, il s’agit simplement d’attendre la fin des échéances électorales pour s’en occuper.

La maison était en train de brûler, merci de rajouter de l’essence…

En tout cas celle qui se gausse de cette vendetta, c’est la droite…

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Interesting to know.